Daily-Rock c’est du rock et du métal et aussi du punk mais la nature est tellement bien faite qu’elle nous a donné deux yeux, deux oreilles et accompagné de ce petit truc qu’on appelle curiosité. C’est donc avec toute cette ouverture que je suis arrivé au Théâtre Granada de Sherbrooke pour y voir Elisapie.

Quelques jours avant le show, j’ai eu peur, peur de ne savoir comment exprimer ce que j’allais voir, écouter et ressentir tout au long de la soirée c’est donc pour ça que Sarah est venue mettre son grain de sel afin de nous présenter au mieux Elisapie.

Beaucoup de monde ont fait le déplacement au vieux théâtre situé sur la Wellington et au vu des commentaires à la sortie, tous étaient ravis de ce qu’il ont vu et entendu.

C’est avec force qu’Elisapie nous arrive avec un nouvel album Folk-Pop: The Ballad of the Runaway Girl, qui est en nomination dans la catégorie «Meilleur album autochtone» au gala des prix Juno 2019.

L’artiste nous fait découvrir des morceaux emblématiquement contemporains de la culture Inuit et nous réserve une version d’elle-même plus profonde, engagée et fière. Un hymne à la vie, aux femmes, à la culture et au territoire qu’elle nous partage avec générosité et humilité.

Les onze titres s’enchainent les uns après les autres formant un tout cohérent, engagé, poétique et transcendant. Malgré les sujets délicats qu’elle aborde, tout reste fluide et léger, mais toujours bien enraciné. Elisapie arrive à faire écho en nous avec la douceur de sa voix et la force de ses messages. C’est un album qu’on dévore du début à la fin, une artiste à découvrir!

Élisapie est née en 1977 d’une mère Inuit et d’un père terre-neuvien. Elle a grandi à Salluit au Nunavik dans le nord du Québec. En 2000, elle rencontre par hasard Alain Auger musicien à Montréal et décident tous deux de former un duo: Taima. Leur association porte fruits puisqu’ils sont remarqués par la critique. En 2005 Taima remporte un prix dans la catégorie   « Album autochtone de l’année » lors de la cérémonie des Junos et une nomination au gala de l’ADISQ en tant qu’artiste s’étant le plus illustré dans une autre langue que le français.

En 2009, Elisapie lance son premier album solo : There Will Be Stars, réalisé par Éloi Pinchaud. Elle chante en Inuktitut, en anglais et on y retrouve même une chanson en français écrite par Richard Desjardins et composée par Pierre Lapointe qui s’intitule « Moi, Elsie », un bijou.

En 2012 elle sort un autre album : Traveling Love, réalisé cette fois-ci par Éloi Painchaud et François Lafontaine. L’album remporte un Félix en 2013 en tant qu’album anglophone. Les paroles des chansons sont travaillées par Elisapie et Jim Corcoran.

On peut lire sur le site Internet bousound que  l’album : The Ballad of the runaway Girl coréalisé par ElisapieJoe Grass et Paul Evans à été enregistré live en grande partie dans deux chalets de bord de lac avec Robbie Kuster (Patrick Watson) et Nicolas Basque (Plants and Animals). D’autres collaborateurs ont ajouté leur pierre à l’édifice : Leif VollebekkJoe Jarmush (Suuns), Manuel GasseJason SharpNatasha Kanapé-Fontaine et Chloé LacasseHowie Beck s’est quant à lui chargé du mixage. De plus on y retrouve des détails très intéressants concernant chacune des chansons de l’album.

De plus, je vous invite à consulter son site officiel ou sa page Facebook pour avoir les détails sur les autres dates de sa tournée.

Texte: Sarah Buckell

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.