Kamelot @ MTELUS, 22.04.2018

Supporté par Battle Beast ainsi que Delain, la formation américaine Kamelot faisait un arrêt à Montréal dimanche dans le cadre de sa tournée The Shadow Tour. C’est un rassemblement de fidèles qui a peuplé le parterre du MTelus pour la soirée.

Coup de foudre pour Battle Beast

La soirée commence avec énergie avec Battle Beast. Je n’avais jamais entendu la musique du groupe auparavant, mais c’est devenu un coup de cœur instantané. J’ai d’abord été saisie par l’énergie que dégageait la chanteuse Noora Louhimo sur scène, alors qu’elle bougeait et sautait sans cesse. Son attitude était d’ailleurs à l’image de leur musique; de style power/heavy, le rythme est vraiment très engageant et accrocheur. Sinon, un élément qui m’a fait sourire est que le claviériste Janne Björkroth jouait sur un keytar, quelque chose que je n’avais pas vu sur scène depuis très longtemps. Non seulement ça rajoutait une touche old school à la performance, mais ça lui donnait une grande liberté de mouvement, ça m’a d’ailleurs pris un certain temps avant de réaliser qu’il ne tenait pas une guitare! Le groupe n’avait absolument aucune difficulté à faire participer la foule: l’audience participait volontiers en montrant des horns ou en tapant dans les mains. Je suis arrivé au spectacle dimanche soir un peu fatigué de ma fin de semaine, mais la formation finlandaise avec leur magnifique entrain a été en mesure de me recrinquer pour la soirée.

Baisse d’énergie pour le deuxième acte

C’est à la formation néerlandaise Delain que revenait de continuer sur ce qui était une excellente lancé. Les membres du groupe sont arrivés tous sourire sur scène et la chanteuse Charlotte Wessels a fait quelques salutations à la foule dans un excellent français. Comme dans le cas du groupe précédent, je n’étais pas familière avec l’œuvre de Delain et j’étais donc sans attentes. Dès la première note, j’ai pu constater un changement de registre marqué, passant du heavy au métal symphonique, et j’ai trouvé la marche plutôt haute entre les deux styles en termes d’énergie. Certaines chansons m’ont plus accroché que d’autres, comme The Glory and the Scum et Danse Macabre, et j’ai trouvé leur performance bien exécutée, mais leur musique au rythme plutôt lent et au texte dramatique tranchait vivement avec le départ énergique de la soirée. Pour une réception optimale, normalement on cherchera à maintenir, sinon augmenter, l’énergie de la foule, mais en ce qui me concerne, c’est le phénomène inverse qui s’est passé. Delain a donné une bonne performance dans l’ensemble, mais, bien qu’agréable, leur musique ne m’a pas vraiment atteint, et je crois que l’ordre des groupes y est pour quelque chose.

Kamelot attendu de pied ferme

Il n’y avait pas que la foule qui était enthousiaste lors de la performance de Kamelot, le groupe est arrivé très énergique sur scène et prêt à nous donner tout un spectacle. C’est un Tommy Karevik au sommet de sa forme et très en voix qui a mené le bal. Le groupe a commencé leur performance avec Phantom Divine, provenant de leur plus récent opus The Shadow Theory, et durant laquelle on a pu voir Tommy durant éponger son front et lancé sa serviette dans la foule. L’aspect faussement diva m’a vraiment fait sourire, et j’ai trouvé que ça donnait un ton plutôt intime et amical au spectacle. Leurs fans montréalais sont un public fidèle, et Tommy l’a souligné à plusieurs reprises tout en nous indiquant que c’est l’une des raisons qui fait que le groupe aime particulièrement performer dans la métropole. Bien que Kamelot soit en tournée dans la lancé de The Shadow Theory, le groupe, qui compile douze albums, à tout de même fait un bon tour d’horizon dans leur discographie afin de satisfaire leur audience. Ils ont joué, entres autres, Insomnia, End of Innocence, When the Lights are Down, ainsi que Sacrimony, pendant laquelle la chanteuse de Delain est revenue sur scène afin d’interprété la chanson en duo. Plus leur performance avançait, et plus les musiciens se déchainaient sur scène. Une mention spéciale va d’ailleurs au bassiste Sean Tibbetts, qui s’est vraiment investi physiquement dans sa performance, en bougeant et tournant partout, et mettant ainsi énormément de vie sur scène. Vers la fin du spectacle, il est d’ailleurs arrivé muni d’une caméra afin de filmer la foule pour le montage d’un DVD pour le spectacle, et la foule ne s’est pas fait prier pour applaudir au moment d’être filmé. Au final, Kamelot nous a offert une belle performance apprécié de tous, et à attendre Tommy vanter la fidélité du public montréalais, nous les reverrons bientôt à coup sûr!

Texte: Isabelle Sullivan

Photos: Helene Dickey