On a droit ce soir à une critique d’un demi show malheureusement. Mes excuses à Beyond All Boundaries et My Own Will, je n’ai pas pus me rendre au bar à temps pour voir leur performance, mais c’est la vie lorsque ton spectacle commence à 8 h et qu’on a des enfants à coucher avant de sortir!

The Breathing Process

Un mot pour décrire la performance de Breathing Process: impressionnante!

Quartet de 2 guitares avec voix et batterie, on ne ressent jamais l’absence de basse. Les guitares accordées en drop A (guitare 7 cordes accordée un ton plus grave), une batterie mitraillette à la limite possible de l’agréable et une séquence orchestrale continue, donnent du coffre incroyable au groupe de Pennsylvanie. Le seul bémol à leur performance est l’absence de public, ce qui augure mal pour Convalescence.

Tout dépendant comment on se sent par rapport à un groupe qui dépend de pistes pour performer sur scène, la performance de Breathing Process est soit impressionnante ou décevante. Une chose est certaine: il est clair qu’aucun membre du public ce soir ne serait en mesure de dire que ces séquences étaient une béquille pour le groupe. La virtuosité de chaque musicien n’a fait qu’être mise en valeur par la qualité et la théâtralité des pistes. Le groupe méritait mieux que 25 personnes dans la salle, mais c’est ce qui arrive lorsque l’on fait un show un mardi soir quand le Canadien joue à Montréal.

La performance des musiciens est impeccable; les guitares sont parfaites, sans ralentissement, sans coup de pick de travers et sans fausse note. De son côté la batterie est comme un métronome, ne se délogeant pas de la piste qui étoffe les pièces.

Il est important aussi de mentionner le chanteur dont le growl puissant est parfois intimidant. Il dirige l’attention sur la scène et démontre un showmanship impressionnant, malgré la faible foule et le fait que c’est le dernier concert de leur tournée canadienne. Il aurait été facile de simplement donner un effort minime et de clore la soirée rapidement, mais non, le groupe a tout donné en plus d’aller directement à sa table de merch afin de signer des autographes et parler au public.

The Convalescence

La première chose à dire sur Convalescence est qu’à moins de les avoir déjà vus sur scène, on ne peut pas vraiment comprendre l’ampleur du spectacle qui nous est proposé.

6 musiciens sur scène, dont 2 guitaristes, 1 bassiste (un vrai monstre sur scène) 1 batteur, 1 claviériste et 1 chanteur. Ils sont tous maquillés de la tête aux pieds et ont installé des crânes d’animaux un peu partout sur la scène. Avec tout ça on n’a toujours pas parlé de musique. Tout simplement incroyable. La virtuosité des musiciens est inégalée. Autant The Breathing Process dépendait de pistes pour assurer sa performance, autant Convalescence est autonome avec sa claviériste qui s’assure d’étoffer les textures musicales.

Champions des half time, des break downs et des double times, les pièces de Convalescence sont incroyablement dynamique et intéressantes. Bien qu’ils aient joué 45 minutes, il n’est pas possible de cibler une pièce plus faible dans le set. C’est un show incroyable qui représente bien le groupe. La performance vocale de Keith Wampler, le chanteur du groupe est tout simplement époustouflant, sa maîtrise de son instrument est totale, passant d’une voix parlée normale, à un growl puissant et finalement au scream le plus aigüe et strident que je n’ai jamais entendu dans l’espace de 30 secondes.

Au niveau instrumental, les deux guitaristes se complètent bien et basent leur performance sur des riffs puissants qui soutiennent la basse. Le clavier s’occupe de combler l’espace sonore en plus d’ajouter des interventions de scratchs ou d’effets spéciaux pour agrémenter les break downs. Malheureusement, lorsque le groupe invite tous les musiciens de la soirée à les joindre sur scène pour un dernier break down on remarque la faible foule présente pour assister à ce spectacle… Une dizaine de personnes éparpillées dans une salle presque vide. Je me répète, mais c’est la vie lorsque l’on book un spectacle un mardi soir, soirée de match du Canadien.

Finalement, chapeau aux à tous les groupes pour une soirée réussie et encore une fois, félicitation à l’équipe technique du Piranha Bar pour son excellent travail, je ne sais pas comment ils font pour contenir et contrôler la puissance du son qui est produit par ses groupes.

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