Anathema @ l’Astral, 20.08.2017

Voilà un groupe qui ne vient pas nous rendre visite souvent et quand leur dernière visite ici remonte en 2013 au Fouf, c’est un exploit qu’ils remplissent complètement l’Astral de la rue Sainte-Catherine. Il est clair qu’à force de sortir des albums de qualité depuis aussi longtemps, les Anglais d’Anathema commencent enfin à faire leur marque au Québec et c’est tant mieux. Même moi, j’ai beau les suivre assidûment depuis la sortie de A Fine Day To Exist en 2001, c’est ce soir la première fois que je les vois et je suis un peu excité. Je ne dois pas être le seul, car les réactions sont vives quand l’écran vidéo au fond de la scène s’active et que San Francisco résonne dans les haut-parleurs.

Sans grande présentation et sous des applaudissements nourris, les 6 membres du groupe se lancent dans les deux parties de Untouchable. Ça s’annonce déjà très bien. Premièrement, le son est excellent et l’acoustique pour les guitares est plus que bonne. Sans compter que l’on entend très bien les voix et les claviers. Deuxièmement, le plaisir des musiciens est perceptible et rapidement contagieux. Il ne joue pas la musique la plus enjouée ou la plus heavy qui soit, c’est encore plus une réussite d’être dynamique sur scène. Troisièmement, du mieux de leur capacité, les frères Cavanagh Vincent et Daniel s’efforcent de nous parler en français. Belle attention de leur part. Seule chose que l’on peut reprocher, c’est que c’est très sombre sur scène, peut-être même un peu trop.
Il est vraiment beau de les voir quelques fois changer d’instruments avec aisance. Et que dire de la voix de la chanteuse Lee Douglas qui est tout simplement belle! Pendant plus de deux heures, ils nous interpréteront de façon exemplaire 18 de leurs pièces couvrant très bien leurs 5 derniers albums. Le seul retour dans leur passé plus lointain sera pendant le long rappel de 6 morceaux. Ils finiront avec trois titres de ce qui est à mon humble avis leur meilleure offrande à ce jour Alternative 4. Comme fin les vrais fans ne peuvent demander mieux et cela finit en beauté un set qui frisera la perfection. Juste avant d’entamer Fragile Dreams, ils nous annoncent qu’ils vont peut-être venir nous revoir en février. J’ose espérer que ça va être vrai.

Texte: Sébastien Léonard

Photos: Helene Dickey,


Liste des chansons:
Intro: (San Francisco)
«, Part 1
Untouchable, Part 2
Leaving It Behind
Endless Ways
The Optimist
Thin Air
Lightning Song
Dreaming Light
Can’t Let Go
The Beginning and the End
Universal
Closer

Encore :
A Natural Disaster
Distant Satellites
Springfield
Lost Control
Destiny
Fragile Dreams