DesBouleaux Fest 2017

C’était la 7e édition du Desbouleaux Fest ce week-end. Dans le parc de Baseball du complexe Jean-Laurin, Saint-Augustin à Mirabel. Le festival doit son nom à la rue sur laquelle il est né: Des Bouleaux. Ce festival est maintenant devenu une tradition et un incontournable pour le faire-valoir de la musique alternative. Vous ne connaissez pas le Desbouleaux Fest? Après ces quelques lignes, vous y songerez sérieusement, je l’espère, pour l’an prochain.

Public Outsiders, Downstater, Caravane ainsi que Alaclair Ensemble performaient vendredi soir, de 20: 00 à 23: 00. La majorité des bands se produisaient le samedi dès 11: 00 et le tout était offert pour 35 $. Le samedi nous avions droit aux performances de: Fast Idle, Down Memory Lane, Ghostblade, Mundy’s Bay, Maladroit, Lost Love, Boundaries, Harriers, Mobina Galore, Mudie, Single Mothers, Obliterate, Screamer, Get the Shot et Comeback Kid. En milieu d’après-midi entre 14: 00 et 15: 00, un volet humour était présenté avec les humoristes Frank Grenier, Pierre-Bruno Rivard, Les Pic-Bois et Jo Cormier.

C’était la première fois que j’assistais au Desbouleaux Fest. Ce n’était cependant pas la première fois que j’en entendais parler! Depuis quelques années déjà que leur présence lors d’évènements auxquels j’assiste ainsi que leur promo me donnent envie d’y aller. Maintenant que j’ai vu par moi-même le site, que j’ai constaté le prix très abordable de la bière (tout était à 4 $), que j’ai testé la poutine et que je me suis énervée dans la paille qui recouvrait le sol près du stage: Le Desbouleaux Fest passe le test haut la main!

Plusieurs stands de merch étaient sur place, nous pouvions acheter les albums et chandails des bands qui performaient. L’horaire était respecté, presque pas de retard dans la programmation: on aime ça! Un bon son irréprochable: on aime encore plus ça! Le staff et la sécurité étaient tous très sympathiques et enjoués; malgré le ciel grisonnant, il était évident que tous et chacun était content et fier de participer à cet évènement. J’ai bien aimé l’animation entre les bands. Il est toujours agréable d’avoir une petite présentation du groupe qui sera le prochain, de savoir un peu à quoi s’attendre, d’où viennent-ils, etc. En fin de soirée, le fondateur (je pense) est monté sur scène remercier les bands et les spectateurs. Voilà une attention très appréciée, du moins pour ma part. J’adore encourager la scène locale et les groupes underground. Encore plus les festivals qui se voient devenir de plus en plus grands année après année. C’est donc vraiment le fun de se faire dire merci, de se faire dire que notre présence est essentielle pour la survie et le succès du festival bref, qu’on a fait notre part. Ce n’est pas difficile de convaincre une passionnée de musique comme moi d’assister à un évènement qui permet de voir plusieurs artistes et d’en découvrir de nouveaux.

Boundaries a été ma révélation. Provenant de la ville de Québec, ce groupe est de style hardcore/punk. Actif depuis 2012, j’avais déjà entendu parler de ce groupe, mais je ne les avais jamais vraiment observés performer. Le chanteur a vraiment beaucoup d’énergie, saute, se déplace de long en large sur la scène. J’avais chaud pour lui, car il portait un coton ouaté sous son manteau de jeans. C’était du feu. Les rythmes hardcore sont super entraînants, ce qui vous donne envie de vous agiter dans le mushpitt avec les autres. Je ne connaissais aucune chanson et j’ai vraiment aimé ça. J’ai donc fait l’achat de leurs deux albums pour la modique somme de 15 $ et ils m’ont donné un beau sticker. Une autre bonne affaire de faite!

Lost Love se décrit comme un band catchy punk/rock. Originaire de Montréal, ce trio a plusieurs influences diversifiées comme Tom Petty, Teenage Bottlerocket, Frank Turner et Weezer. Ils ont participé au Pouzza Fest 7 et cette année il font plusieurs shows conjointement avec Maladroit, membre de Guérilla Poubelle, qui faisait également partie de la programmation du Desbouleaux. La performance de Lost Love était ben chill. Très approprié comme band pour un festival, car ils s’amusent vraiment et cela crée une ambiance de party.

Harriers est un autre band de Montréal qui offre du bon hardcore. Leur premier LP nommé Volte/Face sorti sous l’étiquette Lifers Records est disponible sur Bandcamp. Vous pourrez les voir prochainement au Festival Music 4 Cancer du 14 au 16 septembre prochain.

Je qualifierais de théâtrale la performance de Obliterate, comme la première fois que je les ai vus à Drummondville. Ce band de style Deathcore provenant de Montréal est solide et imposant. Leur musique est pesante et sombre, aux rythmes extrêmement rapides. Le chanteur Rémi Provencher a la capacité d’atteindre des notes tantôt vraiment graves, tantôt vraiment aigües qui vous laissent abasourdis et/ou surpris. Sa performance sur scène est impressionnante; on voit clairement qu’il donne tout ce qu’il a. Je vous dirais qu’il fait parfois peur. Ses expressions faciales et ses gestes additionnés à son style vestimentaire très noir vous donnent l’impression qu’Obliterate sort tout droit des ténèbres.

Get the Shot jouait ensuite. Une valeur sûre. Un band tight qui joue avec assurance et expérience. De plus en plus connus, Get the Shot ont maintenant deux albums à leur actif. Vous pouviez vous rendre à leur stand de merch pour acheter leur tout dernier; Infinite Punishment et si vous étiez smath, on vous donnait des épinglettes. C’est depuis 2009 que Get The Shot nous offre un Hardcore/Thrash Metal qui rentre vraiment au poste! J’en étais au moins à mon 5e show et comme à chaque fois, j’ai été impressionnée et satisfaite. La foule connaît bien les chansons, elle chante avec J-P et obtient souvent sa chance de prendre le micro. C’est vraiment trippant de voir tout le monde chanter en cœur et participer au spectacle. Plus trippant encore de voir le chanteur descendre dans la foule, lancer son micro à qui le veut bien et musher avec les fans. Les membres de Get The Shot sont des nôtres, nous sommes des leurs et on le sent bien. J’adore les bands qui prônent haut et fort leurs valeurs, qui prennent quelques minutes entre les chansons pour les expliquer et nous faire voir l’importance du respect et de l’acceptation de chacun. Un show de Get The Shot c’est comme une grosse dose d’adrénaline pis d’émotions en même temps.

Comeback Kid (CBK) terminait cette journée bien remplie en beauté. Le groupe Hardcore/punk de Winnipeg était attendu par la foule plus que réchauffée par les bands précédents et l’alcool. Ils nous ont offert 15 chansons, yeah! Le drummeur Jesse Labovitz était absent et selon ce dont j’ai compris: le frère du chanteur Andrew Neufeld a assuré son remplacement. Personnellement, j’ai trouvé qu’il a fait du très bon travail. Malgré cette journée humide et épuisante, la foule avait une réserve d’énergie pour les gars de CBK. Avec 7 albums et actifs depuis 2000, leur réputation est faite, leurs fans établis et nombreux. Nous étions plusieurs à participer aux circle pitt, se pousser les uns les autres devant la scène et chanter à tue-tête, voire même crier les chansons. Ceux et celles qui n’ont pas peur de se faire mal ont pris la chance de faire du stage diving, ayant les bottes de foin devant la scène pour les aider à grimper (du moins, ce qui en restait. Elles ont eu la vie dure pendant la journée; plusieurs ont aimé en lancer dans les airs, ce qui a vite recouvert le sol de belle paille fraîche). Le spectacle s’est terminé vers 23: 00 et quelques minutes après un rappel de trois chansons, dont ma meilleure: Wake the Dead. Merci au gars de la technique qui m’a donné le setlist!

Sérieux, ce festival à tout pour lui; il est accessible, convient aux enfants et familles, est abordable, possède un terrain vaste, on peut manger et boire pour pas cher, se stationner tout près et par-dessus tout on peut voir plein de bons bands. Chapeau à l’organisation, bravo aux bands et surtout merci à tous les participants et participantes de faire d’un évènement comme le Desbouleaux Fest une réussite. À l’an prochain!

Texte: Josée Marcoux

Photos: Martine Labonté

Vendredi: Alaclair Ensemble, Caravane, VioleTT PI, Downstater.

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Samedi: Down Memory Lane, Mundy’s Bay, MaladroitLost Love, Boundaries, Harriers, Mobina Galore, M U D I ESingle MothersObliterateScreamerGet The ShotComeback Kid.

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