Guns N’Roses @ Parc Jean-Drapeau, 19.08.2017

Montréal, été 2017 — La météo aura été clémente samedi dernier pour accueillir comme il se doit Guns’n’Roses. C’est sur le désormais célèbre circuit de F1 que le groupe a posé amplis, batterie et guitares pour nous offrir une prestation plutôt renversante; de quoi reconquérir le cœur (brisé) des Montréalais.

Mais laissons le passé au placard, pas la peine de remuer les vieux souvenirs. Petit retour en arrière, il y a une semaine (et oui déjà), Our Lady Peace avait l’honneur d’ouvrir la soirée une soirée qui promettait d’être nostalgique. Originaire de Toronto, le groupe nous a délivré des morceaux efficaces, bien accueillis par le public. On notera entre autres des titres comme Superman’s Dead ou encore Clumsy.
Rien à redire.

19 h 30 — heure prévue d’entrée sur scène de G’n’R
19 h 29 — les écrans s’allument, le générique de Looney Tunes retentit… Ponctualité, vous dites?

C’est sous un tonnerre d’applaudissements et de hurlements qu’Axl Rose, suivit de très près par le légendaire Slash et Duff débarquent sur scène, visiblement prêts à rattraper le temps perdu (et à se faire pardonner). Il ne faut pas plus que quelques morceaux po

ur que la pilule soit enfin avalée.  Chinese Democracy et Welcome to the Jungle réconcilient pour de bon les Montréalais avec Guns’n’Roses. Il était temps.

Pour les vieux de la vieille, il y avait de quoi se régaler les oreilles! Guns’n’Roses avec 3 des membres originaux présents ce soir-là, a revisité avec plaisir les grands classiques; Mr Brownstone, Paradise City ou encore Sweet Child O’Mine. Histoire de toucher un peu à tout, la setlist est étoffée de quelques reprises plutôt bien choisies: Black Hole Sun (Soundgarden), Knockin’ on Heaven’s Door (Bob Dylan) et The Seeker (The Who), entre autres. Du très lourd.

Les années passent et la musique de Guns’n’Roses ne prend pas une ride, contrairement à Axl Rose qui, lui, commence à montrer quelques signes de fatigue, avec une voix plus fatiguée, plus éteinte, sur Live and Let Die notamment. Mais c’est sans compter sur l’indéniable talent de Saul Hudson, qui nous a prouvé à de nombreuses reprises (et surtout lors de son solo) que son doigté était toujours aussi fluide. Une leçon signée Slash.

Sans avoir délivré LA prestation de l’année, Guns’n’Roses a tout de même réussi un défi de taille en nous faisant oublier les erreurs du passé, après 3 h de show non-stop. C’est à coup de grands classiques, de reprises bien pensées et d’une mise en scène relativement soignée (flammes et feux d’artifice) que la rancune a peu à peu disparu pour laisser place à une euphorie générale. Les efforts du groupe n’auront pas été vains: faute avouée est à moitié pardonnée, pas vrai?

Texte: Marine Lardennois

 

SETLIST — OUR LADY PEACE

Naveed
Innocent
Superman’s Dead
Is Anybody Home?
Drop Me in the Water
Somewhere Out There
Clumsy
4 h
Starseed

 

SETLIST — Guns’n’Roses

Looney Tunes
The Equalizer (Harry Gregson-Williams song)
It’s So Easy
Mr. Brownstone
Chinese Democracy
Welcome to the Jungle
Double Talkin’ Jive
Better
Estranged
Live and Let Die (Wings cover)
Rocket Queen
You Could Be Mine
Attitude (Misfits cover) (with « You Can’t Put Your Arms… more)
This I Love
Civil War
Yesterdays
Coma (with band introductions)
Slash Guitar Solo (with  »Johnny B Goode » jam)
Speak Softly Love (Love Theme From The Godfather) (Nino Rota cover)
Sweet Child O» Mine
Used to Love Her
My Michelle
Wish You Were Here
(Pink Floyd cover) (Slash & Richard Fortus guitar duet)
November Rain (« Layla » piano exit-intro with… more )
Black Hole Sun (Soundgarden cover)
Knockin’ on Heaven’s Door (Bob Dylan cover) (with Only Women Bleed intro)
Nightrain

RAPPEL:

Don’t Cry (with Angie Jam)
Whole Lotta Rosie (AC/DC cover)
Patience (with Melissa Intro)
The Seeker (The Who cover)
Paradise City
You Know My Name (Chris Cornell song)