Bilan du Festival de Jazz de Montréal 2018

On ne prend pas les mêmes, mais on recommence! Pour sa 39e édition, le Festival de Jazz de Montréal a encore mis les petits plats dans les grands avec une programmation à faire pâlir d’envie n’importe quelle autre métropole! Alors que la canicule a battu son plein, cela n’a pas empêché les milliers de Montréalais de venir faire vibrer la Place des Arts. Petit récapitulatif!

http://www.daily-rock.ca/envira/festival-international-de-jazz-de-montreal-by-marie-emmanuelle-01-07-2018/Montréal n’a jamais été aussi ardente: entre «scandale» (on y reviendra un peu plus bas) et températures caniculaires, il y avait de quoi avoir chaud! Une 39e édition donc qui aura apporté son lot de bonnes (mais aussi de moins bonnes) surprises. Côté programmation, encore une fois, rien à redire. Pour ce qui est des «grands noms», il y avait l’embarras du choix et largement de quoi se mettre sous la dent: Charlotte Gainsbourg, Herbie Hancock, Seal ou encore Ben Harper sont venus soutenir les centaines d’autres artistes qui, eux, donnaient leur représentation à ciel ouvert sur les différentes scènes installées aux quatre coins de la Place des Arts.

Encore une fois, la diversité est restée l’un des thèmes du festival: en piochant dans divers styles musicaux, Montréal assied une fois de plus son statut de ville cosmopolite.
En passant par du rock californien (!!!, prononcez «Chk chk chk») à de la musique afro-funk (Papagroove), des musiques d’ailleurs (Elida Almeida, chanteuse capverdienne) et des formations nationales (La Petite École du Jazz, Ottawa Junior Jazz Band), nul doute que chacun a pu trouver chaussure à son pied. Régulièrement de passage dans la métropole et dans la région, Steve Hill est un habitué des scènes québécoises et n’aurait manqué les festivités pour rien au monde.

Autre découverte sur la scène TD, le groupe Megative, qui s’est produit deux fois de suite en fin de festival. Composée de l’ex-chanteur de The Stills (Tim Fletcher) et de l’ex-leader du groupe Me Mom And Morgentaler (Gus Van Go), la formation offre une prestation, disons, hors des sentiers battus. Un festival qui aurait pu être quasi-parfait 0s’il n’avait pas été quelque peu entaché par l’annulation du spectacle SLĀV, qui a dû voir ses représentations coupées court. Un épisode qui, non sans mettre en colère une partie de la population, a questionné l’équipe organisatrice du festival.

Parenthèse négative à part, le Festival de Jazz c’est aussi toute une flopée de prix remis à des artistes méritants; on retiendra notamment le prix Ella-Fitzgerald attribué au talentueux Ben Harper.
Si l’on sort quelque peu de la Place des Arts, on y découvre aussi de petits joyaux. Et on en a trouvé un! Il s’appelle Reuben Stone: musicien de rue, il n’a absolument rien à envier aux autres artistes qui ont eu la chance de se produire sur une scène. Armé de sa trompette et de quelques consoles, le Néo-Zélandais s’affaire auprès du cercle grandissant de curieux qui se regroupe autour de lui. Sa musique alternative/indé semble parler aux Montréalais si l’on en croit les applaudissements et les cris d’encouragement qui couvrent peu à peu les bruits de la Place des Arts. C’est aussi ça le festival: pour tous les goûts, pour toutes les bourses, pour les novices comme pour les habitués, la musique a regroupé une fois de plus des gens de tous horizons, et ce, sans aucune prétention.
Pour terminer en beauté, le groupe de rock américain The War On Drugs donne le dernier spectacle de cette 39e édition devant une foule compacte en nous offrant une multitude de titres, piochés ça et là dans leur discographie, forte de quatre albums. Un beau clap de fin!

À l’année prochaine, toujours plus nombreux… avec, on l’espère, de belles surprises pour la 40e édition.

Texte: Marine Lardennois

Photos: Marie-Emmanuelle Laurin et Jesse Di Meo

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