It is no secret that The Tea party is on the top of my list of my favorite bands!  Right up there with Guns N’ Roses and Jeff Martin was of course on my bucket list.  I’ve interviewed all the other members and I really wanted to have Jeff on my show this time.
Gladly, he accepted my invitation to join me on Thorn of ROCK.
Here is the full interview without any cuts.
For all the tour dates of The Tea Party, you can check their website:
https://www.teaparty.com

Voici donc mon entrevue avec Jeff Martin, qui j’espère vous le fera connaître un peu mieux.
Toutes les dates de la tournée Black River sont sur le site officiel du groupe:
https://www.teaparty.com

Thorn of ROCK: Salut Jeff. Merci d’être avec moi. J’ai beaucoup de matière à couvrir, alors je vais commencer tout de suite d’accord?
Toi et ton groupe êtes sur le point d’amorcer une grande tournée qui commencera dans quelques jours a Kingston en Ontario le 16 mars et qui se terminera le 18 mai à Los Angeles. Est-ce que tu te prépares différemment pour cette tournée?

Jeff Martin: Pas vraiment, et je vais t’expliquer vraiment pourquoi. Avec The Tea Party, ce ne sera jamais pareil. Nous avons quelques pièces bien sures que nous nous devons de jouer. Comme par exemple, nous nous devons de jouer Sister Awake qui est un peu notre Stairway to heaven à nous. Ou bien The Bazaar qu’il faut jouer également. Mai pour nous rendre à ces chansons, nous avons un très grand répertoire qui doit être de plus ou moins 70 chansons maintenant, donc notre set list peut changer dramatiquement d’un soir à l’autre, mais nous aurons toujours les chansons que tous veulent entendre. Et ça ne peut pas changer.

 

TOR: Vous serez à Vancouver pour deux soirs complets, mais également à Montréal. Comment tu expliques que Montréal est si spécial pour The Tea Party? Et comment expliques-tu que The Tea Party est si spécial pour Montréal? Car vous avez un «fan-base» incroyable là-bas.

JM: Montréal était pendant quelques années ma ville d’adoption. Je m’y étais installé après avoir déménagé de Windsor où j’ai grandi avec Stuart et Jeff quand nous avons sorti Splendor Solis. C’était un rêve pour moi de déménager à Montréal, plus spécialement dans le Vieux-Montréal. Cet endroit est ce qu’il y a de plus ressemblant à l’Europe. Avec la ville de Québec évidemment. J’adorais cet endroit. L’endroit maintenant a beaucoup changé avec toutes ces boutiques, ces hôtels, etc…. mais quand j’y habitais, il n’y avait rien de tout ça et j’adorais m’y promener le soir pour m’imprégner de tout ça. C’est à cet endroit que nous avons créé selon moi nos deux meilleurs albums «The edges of twilight» et «Transmission».
J’avais un studio dans ce loft, je me promenais dans les rues enneigées et j’écrivais des paroles. C’était un temps très poétique.
Pour ce qui est des fans…..c’est tellement une ville cosmopolite à la base, cet état de choses se reflète sur ce que les gens écoutent comme musique. Car pour dire la vérité, si tu écoutes The Tea Party tu dois écouter plusieurs différentes musiques. Avec ses références indiennes, moyennes orientales, mais également de blues, de rock….. Tout ça fait partie de The Tea Party.

 

TOR: Avant cette tournée de spectacles vous avez lancé votre nouvelle chanson «Black River» qui a été très bien reçue autant par la critique que vos fans. Est-ce que tu t’attendais à pareil accueil pour «Black River»?

JM: Pour être honnête….oui et non. Nous savions que «Black River» était une chanson pesante. Mais tout y est pour que cette chanson ait du succès présentement dans l’univers du rock. Ce n’était pas intentionnel, mais maintenant qu’on regarde en arrière, tout y était.
Car la musique rock fait un retour très marqué dernièrement avec des groupes comme Greta Van Fleet ou Royal Blood…..il y a moins de banjos dans le rock maintenant et pour être honnête, The Tea Party a toujours fait de la musique pesante avec par exemple «Overload», «Writings on the wall» ou même «Bazaar»
Mais ça faisait quelques années que nous n’avions pas eu une chanson aussi solide que «Black River». C’est du vrai rock n roll. Depuis «Heaven’s coming down», c’est notre plus grand succès.

 

TOR: Est-ce qu’il y a de nouvelles avenues musicales que The Tea Party veut découvrir?

JM: Oui! Et pour te dire la vérité, la musique de notre groupe a toujours été influencée par les sons moyens orientaux. Mais dernièrement j’écoute énormément de musiques sud-américaines. Je suis obsédé par la musique cubaine. J’en écoute beaucoup. Donc il est peut-être temps pour The Tea Party d’explorer ce style musical en le mariant avec de la musique rock. Je crois que cette avenue pourrait être exploitée.

 

TOR: Tu as une carrière solo qui va très bien aussi Jeff. Comment fais-tu pour partager la musique solo de la musique de The Tea Party?

JM: Ce n’est qu’une question de «timing» en fait. Il y a un certain temps pour ouvrir les vannes pour The Tea Party, et un autre temps pour ouvrir celles de mon matériel solo.
Quand j’ouvre les vannes pour la musique du groupe, ce sera pour le groupe. Quand je ferme les vannes du groupe, et bien ce matériel sera pour ma carrière solo.
La grande différence est que pour mon matériel solo je serai seul sur une scène. Donc même si je peux utiliser des «loops», etc, je n’ai pas le luxe d’avoir des musiciens derrière moi. C’est donc la plus grande différence entre les deux que je garde toujours en tête.

 

TOR: Jeff Martin porte plusieurs chapeaux. Musicien, producteur, rock star, et père. Quelle est la meilleure description de Jeff Martin selon toi?

JM: Un schizophrène professionnel…

 

TOR: C’est une excellente réponse!

JM: N’est-ce pas!

 

TOR: Peux-tu faire la différence entre le Jeff Martin le rock-star et le Jeff Martin dans sa vie de tous les jours aisément?

JM: Il y a une différence oui. Il y a vraiment une différence de personnalité entre moi sur scène ou moi dans un studio et dans ma famille. Sur une scène ou dans un studio je me permets de découvrir ma personnalité plus sombre. Mais quand j’arrive à la maison, ce n’est pas vraiment ça.
J’ai une situation parfaite ici en Australie. J’habite sur le haut d’une montagne devant l’océan. Et mon studio n’est pas loin d’ici sur ma propriété, mais je dois m’y rendre à pied. La maison où j’habite est très zen. Mais dans mon studio, c’est là que tout se passe. Que j’allume l’encens, les lumières tamisées, les meubles antiques, les tapis marocains, etc.  C’est vraiment deux mondes complètement différents et je veux garder ça comme ça.

 

TOR: Pendant environ 6 ans, The Tea Party n’existait plus. Et toi tu t’es lancé dans une aventure solo, ensuite The Armada et ensuite Jeff Martin 777. Est-ce que c’était comme un mec qui se sépare de sa femme des dernières années pour en profiter et se permettre de rencontrer le plus de femmes possibles pour ensuite se dire que finalement il était bien avec sa femme et revenir à elle finalement?

JM: Je n’aurais pas pu mieux expliquer ça que ce que tu viens de faire en effet. Nous avions besoin d’une pause comme groupe. Il y avait beaucoup de batailles intestines, des batailles d’ego. The Tea Party implosait en fait.  Cette pause est la meilleure chose qui a pu arriver au groupe.
Quand nous sommes revenus ensemble, le groupe était tellement meilleur, même si nous devions faire quelques petits ajustements. C’était vraiment dur à l’époque, mais ce fut pour le mieux sur le long terme.

 

TOR: Après plus de 25 ans de carrière, y a-t-il des choses dans l’industrie de la musique que tu n’aimes plus et qui te ferait tout lâcher?

JM: Pas vraiment non. L’industrie est en constant changement. Un groupe n’a plus autant de budgets pour faire un disque ou des vidéos, mais c’est tellement plus facile maintenant de faire un disque. Tout peut se faire avec un très petit budget en fait. Le changement est très bon. Sans changement, les choses stagnent. Alors il faut changer.
Au départ quand les compagnies de disques tombaient comme des mouches, c’était un peu désarçonnant. Mais quand tu te rends compte que les budgets des compagnies de disque ne servent plus à rien maintenant, tout est rentré dans l’ordre. Les gros budgets seront toujours là pour les tournées évidemment….ça ne changera jamais a moins de devenir des hologrammes….

 

TOR: Comme certains chanteurs qui le sont déjà!

JM: Exact, et je ne suis pas près de le devenir encore. J’aime bien expérimenter les choses de moi-même…..
Alors c’est comme ça. La tournée est TOUT pour un groupe. C’est avec la tournée que les groupes rock font de l’argent et peut vivre et The Tea Party est très chanceux d’avoir une bonne base de fans à travers le monde qui restera avec nous tant et aussi longtemps que nous resterons intègres envers eux.

 

TOR: Il y a plusieurs années dans une entrevue à Musique Plus, à la question:» quelle est la plus grande invention des 100 dernières années?» tu avais répondu que c’était sûrement médical, mais que tu ne saurais pas en nommer une.
Est-ce que maintenant ta réponse serait différente?

JM: Probablement oui. Plusieurs personnes peuvent disent qu’ils ont découvert les assises de l’âme… sans l’avoir fait vraiment. Mais si quelqu’un quelque part découvrait vraiment les assises de l’âme, je crois vraiment que ce serait la plus grande découverte de l’histoire de l’humanité.

 

TOR: Tu auras 50 ans cette année. Regrettes-tu quelque chose dans ta carrière que tu ne referais pas?

JM:
Non je ne pense pas. Il m’arrive de faire des erreurs, mais je crois que je suis capable de les comprendre même si ça peut me prendre du temps pour ce faire.
Mais on grandit avec ses erreurs, tu sais. Et c’est avec ses erreurs qu’on s’améliore pour être bien maintenant.

 

TOR: Et tu es bien maintenant?

JM: Je crois que je n’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie.

 

TOR: Et tes fans s’en rendent compte et sont très contents de te voir si heureux.
Je ne veux pas prendre plus de ton temps Jeff. Ce fut un réel plaisir de pouvoir converser avec toi. Et je serai là pour plusieurs concerts dans l’Ouest canadien pour vous voir.
Merci encore!

JM:
Merci à toi mec, et à très bientôt.

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