Muse gagne Québec!

C’est dans le cadre de la tournée internationale Simulation Theory que la formation anglaise Muse faisait un arrêt obligé dans la Capitale Nationale alors qu’une horde de fans les attendaient de pied ferme, question de plonger corps et âme dans leur univers déjanté. Le Centre Vidéotron bien rempli, c’est Walk the Moon qui ouvrit le bal dès 19 h 30, au plaisir de plusieurs personnes dans l’assistance.

Alors que leur nom ne devait pas faire sonner de cloches à certaines personnes présentes, rapidement, la formation de l’Ohio entra en scène au son de Circle of Life de Elthon John (oui-oui, la chanson du Roi Lion) et commença à enchaîner leurs compositions attirant l’oreille des spectateurs chaque minute. Dynamique et entraînant, Walk the Moon se fit grandement de nouveaux fans à Québec alors qu’il y a quelques mois déjà, ils avaient foulé les planches de la Place Bell de Laval en ouvrant pour 30 Seconds to Mars. Parcourant leurs albums Walk the Moon, Talking is Hard et What of Nothing, nous avons pu entendre ce qu’ils faisaient de mieux. C’est avec les titres Kamikaze et Shut up and Dance que vraiment le groupe regroupa la foule entière.

Plongé dans une ambiance digne d’un jeu vidéo des années 80, Muse entra finalement sur scène accompagné de danseurs faisant plutôt office de figurants à leur univers garni de surprises. C’est avec Algorithm que le tout commença. Il est honnêtement dur de tout vous conter sans rien oublier… mais si j’écris tout, vous serez encore devant cet article dans 1 heure! Donc, blitz d’informations: les figurants, visages masqués d’un écran DEL, pouvaient autant surgir dans la foule que dans les airs, manipulant des fusils, dont le geyser de fumée qui accompagnait le rythme, des chansons. Aussi, des éléments scéniques parfois subtils, tel un crâne qui, avec l’aide de l’immense écran de fond, prenait en feu, ou encore l’arcade qui monta d’une des plateformes automatisées sur scène, apportaient une finesse à la mise en scène du spectacle. Matt Belamy, au bonheur des fans au parterre, empruntait à répétition le catwalk illuminé en son long tout en chantant ou pour un solo de guitare. La qualité sonore générale, mais aussi la justesse de la voix et le talent des musiciens anglais, m’a beaucoup impressionné alors que le groupe parcourra grandement l’album en vedette, Simulation Theory, avec The Dark Side et Throught Contagion, entre autres. Nous avons aussi pu savourer leurs succès bien connus Madness, Uprising, Mercy et sa pluie de confettis, Time is Running Out ainsi que Starlight pour clore avant le rappel… qui ne vint pas comme un rappel habituel, sous les cris des fans, mais inclus à la suite de la prestation. C’est à ce moment que j’aie eu un flashback du concert d’Iron Maiden lors de leur dernier passage à Québec alors que Muse se fit rejoindre par deux danseurs en échasses, costumés en robot, suivit d’un immense ballon du personnage squelettique de leur cinématique en arrière-plan, qui attrapa le chanteur un court moment. C’est avec les notes de Knights of Cydonia, introduit par le bassiste Christopher Wolstenholme à l’harmonica, que la simulation se termina pour Québec sous un tonnerre d’applaudissements et une soirée plus que fantastique en tête.

 

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