Paradise Lost @ Théatre Fairmount, 06.10.2018

C’est avec enthousiasme que je me suis présenté au Théâtre Fairmount ce samedi. Plusieurs années s’étant écoulées depuis mon dernier concert de Paradise Lost, j’étais très fébrile a l’idée de revoir jouer ses vétérans britanniques du Gothic Métal pour ceux les ayant connus tardivement (mis à part les 2 derniers albums) et du Doom Death Métal pour ceux les ayant connut à leurs débuts début 90.

La formation de Chicago The Atlas Moth  ouvrait la soirée et je savais déjà ce qui m’attendait: un métal moderne, actuel, audacieux, alliant le Stoner, l’atmosphérique, le doom, le sludge et j’en passe. Ce n’était pas leur première visite depuis la parution de leur dernier album Coma noir. Ils étaient venus au Ritz avec les formations Royal Thunder ainsi que Mirrors for a psychic warfare (Duo de Scott Kelly de Neurosis ainsi que Sanford Parker de Buried at Sea).

Ils nous offrirent une prestation solide, qui semblait difficilement assimilée par une partie de l’auditoire. Il faut se le dire, ils n’ont pas un style facile d’écoute. Mais somme toute je crois qu’ils réussirent à élargir leur auditoire et plaire à plusieurs.

Ensuite nous avons eût droit à de la belle visite islandaise: Sòlstafir (rayons crépusculaires en islandais) était le deuxième et dernier groupe à fouler les planches avant Paradise Lost. La foule gagna en intensité. D’un cran et instantanément lorsque Aðalbjörn Tryggvason arriva sur scène et salua la foule. Un fait marquant pour moi fut la capacité de Svavar Austmann (bassiste), de produire des notes aussi aiguës sinon davantage que Aðalbjörn Tryggvason. Mr Tryggvason était déjà lui-même reconnu pour ses chants assez hauts perchés et c’est ce que la plupart des fans (dont je fais partie) aiment d’eux.

Au grand plaisir de tous, ils jouèrent la pièce Lágnætti (début de la nuit) de l’album Otta, avant dernier opus de la formation paru en 2014 sur étiquette Season of Mist.

Toutefois je restai sur ma faim, j’aimerais bien les voir en tête d’affiche afin de profiter d’une prestation plus longue, car leurs pièces sont atteignent pour plusieurs près de dix minutes en moyenne. Mais j’ai adoré l’expérience si courte fut-elle.

La patience porte enfin ses fruits. Nous avons enfin droit au plat principal et l’attente en valait grandement le coup. Mr Holmes nous accueillit avec la pièce The Enemy de l’album In Requiem paru en 2007. Ils étaient des nôtres afin de souligner leur 30e anniversaire et nous avons pu nous refaire une musculation cervicale sur pas moins de seize titres (treize et trois en rappel). L’exécution était parfaite pour ces vétérans moyennement âgés pour la plupart! Nick Holmes a même partagé avec nous un brin de nostalgie au sujet de sa chevelure en soulignant celle d’un fan en lui disant qu’il avait déjà eu une aussi belle crinière et d’en profiter pour ce qu’il en reste. Il déblatéra aussi sur la bière offerte et nous avoua ne pas l’aimer du tout la qualifiant d’urine!

Beaucoup de succès furent joués tels que Pity the sadness, Gothic, One second, Enchantment, As i di et pour les amateurs plus doom ils interpétèrent Beneath broken earth, An eternity of lies et Medusa de l’abum Medusa et au rappel, trois pièces bien choisies dont No hope in sight, The longest winter et pour boucler la boucle, Say just words!

Ce fut une soirée grandiose malgré que je ne sois pas un fan du Théâtre Fairmount, mais quand Paradise Lost visite Montréal, je réponds à l’appel!

Texte: Martin Desbois