Saturday Rock Fever – Une soirée avec Three Days Grace, Nothing More et Fozzy

Samedi dernier, le Centre Vidéotron accueillait une foule bien fébrile de voir trois groupes de hard rock crinqués pour donner tout un spectacle. C’est Fozzy et Nothing More qui se joignaient à Three Days Grace dans la cadre de la tournée The Outsider de passage dans la Capitale Nationale. En format tier de glace, l’amphithéâtre de Québec s’était rempli rapidement de fans prêts à faire la fête en ce samedi froid d novembre. Sans trop de poutine et d’extravagance, les groupes présentèrent une prestation qui ravit le public du début à la fin.

Sur le coup de 19 h 30, la formation texane Fozzy entra en scène au son de leur chanson Judas, tirée de leur plus récent album du même nom. Ce groupe, renommé pour les personnages qu’ils incarnent, nous présenta majoritairement des chansons de cet album sorti plus d’un an plus tôt. Le chanteur, Chris Jericho, ancien lutteur de la WWE, avait de l’énergie à ne plus finir. Enchaînant les titres Drinkin» With Jesus et Burn Me Out, la formation eut le plaisir d’accueillir des fans sur scène durant leur performance. Outre cette performance bourrée d’énergie et de dynamisme, une question plane dans ma tête: chantait-il réellement?

Ce fut ensuite le tour de Nothing More de venir brasser l’amphithéâtre alors que Do You Really Want It? ouvrit le bal. Ils interprétèrent surtout des chansons de leur tout dernier album The Story We Tell Ourselves avec les titres Go to War et Don’t Stop avant de tomber dans leur album éponyme avec les pièces Jenny et Ocean Floor que les fans chantèrent à plein poumon. Comme à leur habitude, ils nous offrirent un solo de basse à trois sur la machine articulée avant que le chanteur y monte lors de leur reprise de First of the Year (Equinox) de Skrillex. Toujours pleins d’énergie, ils surent bien gérer les petits problèmes techniques avant ces deux performances alors qu’une pédale du guitariste s’est enclenchée au mauvais moment ou encore une ligne mal Finalement, ceux que tous attendaient avec impatience, Three Days Grace. Après un changement un peu long, les lumières se sont enfin éteintes au son de Living on a Prayer de Bon Jovi. Alors que le deuxième refrain se fit entendre, les écrans s’illuminèrent laissant le logo du tout nouvel album apparaître ainsi que les musiciens canadiens. Mountain résonna dans la salle sous les cris des spectateurs. La formation offrit une variété de chansons qui plut à plusieurs alors que nous naviguions parmi les différents albums: de One-X fut issu Pain et Animal I’ve Become, avec un petit extra de Seven Nation Army des White Stripes, de Life Starts Now, Break et The Good Life et sans oublier Painkiller de l’album Human ainsi que des titres de leur dernier opus Outsider, Infra-Red et Love Me or Leave Me. C’est dans compter la reprise de Phantogram, You Don’t Get Me High Anymore. Enchaînant les chansons, Matt Walst, le chanteur, prit le temps de s’adresser à plusieurs reprises au public en les encourageant à scander «Three Days Grace», en remerciant les précédents groupes ou en parlant des titres interprétés. Passant d’un côté à l’autre de la scène, descendant dans la foule jusqu’au gradin de gauche, le chanteur ne semblait pas manquer d’énergie alors qu’ils sont encore en début de tournée. C’est avec les traditionnels Never Too Late et Riot que la formation remercia la foule et leur redonna rendez-vous avant de se diriger vers Montréal pour continuer la tournée qui se dirige vers l’ouest canadien.

Texte: Marie-Pier Faucher Bégin