77 Montréal @ Parc Jean-Drapeau, 28.07.2017

Je suis allée m’éclater au 77 de Montréal le 28 juillet dernier avec 13 bands réunis pour célébrer 40 ans de punk rock. Il y avait plus que les 13 bands qui s’étaient déplacés pour rendre hommage à la culture punk en cette journée caniculaire de juillet : des trippeux de musique de tous les styles et de tous les âges. C’était une journée de musique parfaite avec un line up très intéressant et un horaire qui commence tôt; Pale Lips ouvrait la journée dès 12 :30! Toute une journée, en plein été avec du monde heureux et en vacances qui s’en donnent à cœur joie à la vue de leurs artistes favoris; le bonheur total. Plusieurs kiosques de bières de micro-brasseries répondaient à la demande, des stands de merch comme Stomp Records, Indica et Music 4 Cancer étaient présents, s’y trouvait également un chapiteau sous lequel on pouvait visiter un genre de mini musée du punk rock montréalais. Nous avions beaucoup à voir en plus des shows qui se déroulaient les uns après les autres selon un horaire serré respecté.

The Creepshow est un band que je voulais voir, depuis qu’ils m’ont conquis lors de leurs apparitions en première partie de spectacles auxquels j’ai assisté lors des dernières années. Ils se démarquent vraiment des autres avec Kenda Legaspi au chant et à la guitare depuis 2013, Sean McNab à la contrebasse et l’intensité avec laquelle les cinq membres performent à chaque fois que je les vois! Trois de leurs quatre albums ont été produits sous l’étiquette Montréalaise Stomp Records. Ce groupe ontarien/canadien au style psychobilly est actif depuis 2005. Contrairement aux paroles de leurs chansons qui s’inspirent de films d’horreur, The Creepshow est loin de faire peur!

Suivait Joyce Manor et un peu plus tard Jake Burns. Celui-ci est un artiste soliste, qui était assis avec sa guitare et son micro. Il a su meubler un gros 30 minutes de la journée avec ses chansons, ce qui pour ma part parut trop long. Je ne connaissais pas cet homme de 59 ans ni son groupe Stiff Little Fingers dont il était le guitariste et chanteur. Sa performance était intéressante, mais nous étions plusieurs à l’observer de loin, voulant être prêts devant l’autre scène (la scène Est) qui allait recevoir Madball tout de suite après.

Oh que nous étions nombreux à les attendre de pied ferme! Le groupe New Yorkais punk hardcore est visiblement bien connu des Montréalais et Montréalaises. Leurs neuf albums studio font de leur répertoire une marée de rythmes hardcores où les adeptes de « mushpitt » s’en donnent à cœur joie. Tout le long du spectacle, le crowd est infatigable tout comme les gars de Madball. Freddy Cricien peut être fier de son groupe et de la façon qu’il a de le mener depuis tant d’années. Il maîtrise la scène et le show à 100%.

Quelques personnes se sont fait mal pendant le show; le sol sablonneux parsemé de roches plus ou moins grosses n’a pas épargné ceux et celles qui ont trébuché. Il y a eu des t-shirts déchirés et perdus, des lunettes cassées, des cheveux arrachés et des souliers devenus orphelins, MAIS c’est ça le punk hardcore!

À peine notre souffle repris, nous devions nous diriger vers la scène Ouest pour The Bouncing Souls prévu à 17 :25! Wouhou, quel party! Le punk rock joyeux et old school du groupe était parfait pour cette fin d’après-midi mouvementée et épuisante. Le soleil descendait tranquillement dans le ciel, laissant cet éclairage jaunâtre et tamisé sur les spectateurs et le site. Actif depuis les années 90, The Bouncing Souls débarqua sur scène avec une assurance et une aisance qui nous mit instantanément en confiance : nous allions avoir un bon show. La chanson True Believers termina les 45 minutes de scène qui leur était accordée en beauté. J’imagine que nous sommes quelques-uns et quelques-unes à s’être dit : vive les festivals punk rock extérieurs!

The Vandals débarquait à l’autre bout du site aussitôt les dernières notes jouées. Joe Escalante est le seul membre original du groupe. Ayant assuré la batterie pendant les huit premières années, il joue maintenant de la basse et fait les chœurs au sein du groupe.
On peut dire que ce groupe est un des pionniers du punk rock californien. Il fut le deuxième à signer en 1982 pour Epitaph Records. Nous avons eu la chance de voir un groupe légendaire performer pour nous lors de cette fête des 40 ans du punk rock, merci la vie!
Selon le post que j’ai pu lire sur la page Facebook du groupe au lendemain du festival, leur présence était grandement due au respect qu’ils portent au staff :

« #montreal! Thank you for last night at 77 Montréal! And a huge thank you to all of the hard working crew of the festival…if it wasn’t for you, well, we would not have been there  😂. Till next time #Canada! Oi! #thevandals#vandalsworldtour2017 #hotdogs #poutine #yolo »

Même si l’accessibilité aux kiosques de bouffe était difficile; selon mes calculs une heure d’attente était nécessaire pour accéder à l’un d’eux, la journée se déroulait parfaitement. N’ayant pas une minute à perdre, la Molson Canadian en cannette a su apaiser la faim de certains qui ne voulaient rien manquer.

Dropkick Murphys et Rancid ont terminé cette journée idéale. Leurs hits les plus connus ont été joués, la foule était encore en forme pour s’agiter sans retenue. Ouf! Il fallait savoir se tenir si on s’aventurait dans le trash pendant Rancid! Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller prendre un bain de foule pendant les chansons : Ruby Soho, Fall Back Down et Olympia pour ne nommer que celles-là. J’adore chanter en cœur avec des inconnus les chansons qui ont caractérisées mon adolescence et qui font de moi la personne que je suis aujourd’hui. Tim Armstrong est toujours aussi charismatique et Matt Freeman faisait chic avec son polo rouge, vêtement plus «propre» qu’à l’habitude. L’heure passée avec Rancid a été trop courte! Même que le festival devant se terminer à 22 :20 selon le plan a terminé plus tôt, soit environ 22 :00.

Bravo à l’organisation du 77 pour cette journée qui a passé à l’histoire du punk rock Montréalais! Respect aux bands pour leurs présences et leurs prestations sans reproches. Merci aux personnes incroyables qui ont participées à cette journée mémorable. Un mot à dire pour récapituler mon expérience : wow.

Texte: Josée Marcoux

Photos: Martine Labonté

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