Fête du lac des Nations 2017

Une fête, un lac et une nation ou plutôt une ville, Sherbrooke. Le décor est planté pour cette nouvelle édition de la Fête du lac des Nations qui a lieu depuis 1981 dans le  parc Jacques-Cartier de Sherbrooke.

Le festival se déroulant dans ma ville, je me devais encore une fois être présent même si la fatigue du Festival d’été de Québec qui s’est terminé il y a quelques jours est encore bien présente.

La première soirée a vu les Sœurs Boulay propager leur bonne humeur aux nombreuses personnes présentes. Stéphanie et Mélanie ont l’art pour nous entraîner dans le monde avec leurs mélodies très accrocheuses. Ensuite, place à Marc Dupré qui était visiblement très attendu, mais juste le temps de voir Marc taper dans la main de Marc tranquillement assis dans la zone avant-scène que je me suis dirigé sous la tente pour y voir, Richard d’Anjou.

L’ancien chanteur des Too Many Cooks effectue un retour sur le devant de la scène avec un album solo paru en avril de cette année, Beautiful Me. Je dois l’avouer, je ne le connaissais pas ni son groupe qui a été bien populaire au Québec dans les années 90.

Arrivé sous la tente, le show avait déjà commencé et je dois dire que j’ai bien aimé ce que j’y ai entendu. Du rock avec des mélodies entraînantes, d’ailleurs bien qu’assise, la foule hochait de la tête et certain se sont même levés afin de pouvoir en profiter au mieux. L’heure tardive et la fatigue m’ont obligé à quitter avant même la fin du show, mais c’est à revoir et à écouter sans restriction.

Le lendemain, Valaire a mis le feu et a fait sauter la foule, mais moi je dormais…

Jeudi soir, c’est soirée rock avec une version un peu plus calme tendance pop avec le show de David Usher. Le chanteur anglais originaire d’Oxford venait présenter au Sherbrookois son nouvel album, Let It Play sortit en novembre 2016. La foule lui a réservé un bel accueil et par chance la météo nous a épargnés et la table était mise pour The Tea Party.

Avant le début du show des Canadiens, je m’attendais à voir trois vieux papys sur scène, car de un, je ne connais absolument rien du groupe et de deux, le groupe roule sa bosse depuis les années 90. Et bien je dois dire que j’ai été bluffé, il y avait une énergie qui se dégageaient de la scène, autant par la présence des deux Jeff et de Stuart, mais aussi par leur musique très rock. Une belle et très agréable surprise pour moi.

Vendredi soir, le fils d’une légende du reggae était en ville, en l’occurrence, Ziggy Marley fils du grand Bob Marley. Bien que Ziggy ait sorti de nombreux albums, on ne pouvait pas passer à côté des grands succès de Bob Marley tels que Get Up, Stand Up ou Jamming. La température était vraiment parfaite, et le monde est reparti avec le sourire.

Samedi soir, la foule était plus dense qu’a l’habitude, Hedley était en ville. Certains étaient même devant les portes aux petites heures du matin afin d’être au plus proche du groupe. Hedley écume les scènes du monde entier depuis plus de 10 ans et à 7 albums au compteur dont le dernier paru cette année, Cageless. Pour ceux qui ne les connaissent pas, si on devait les comparer à l’échelle québécoise, on pourrait le mettre aux côtés de Marie Mai car le band attire un public très jeune et très réceptif à leur pop-rock. C’est Steve Hill qui s’est chargé de chauffer la foule et comme à chaque fois, rien a redire, ce gars est une machine et ce qu’il fait est excellent.

Pour la final de dimanche, nous avons eu droit à rien de moins que les Deux frères qui ont fait lever la foule. Plusieurs de leurs grands succès ont été interprétés au grand plaisir de l’assistance qui a chanté avec eux tout au long de leur présentation. Ils nous ont aussi chanté plusieurs grands succès des colocs, groupe fétiche des Deux frères. Et pour finir, quoi de plus québécois que notre Paul Piché national. Il était attendu par une foule en délire qui était contente d’accueillir ce monument de notre folklore.
Un autre grand succès pour la production du festival du Lac des nations. Merci pour votre bon travail et au plaisir de se revoir l’an prochain.

Textes et photos: Sunny Gagnon & Sébastien Tacheron