Orelsan @ MTelus, 21.09.2018

C’est la première soirée de deux spectacles présentés à guichet fermé par Evenko et Greenland au MTelus de Montréal.

Une soirée que plusieurs fervents de rap attendaient avec impatience depuis quelques années! Sa dernière prestation au Québec date des Francofolies 2012. Nul besoin de vous dire que les billets se sont envolés très rapidement, et ce, dès la mise en vente. Bien qu’il soit controversé dû à ses chansons ayant des propos misogynes, les fanatiques sont au rendez-vous ce soir et c’est tout ce qui importe.

Le lounge nous enivre!

Shirazee débute la soirée dans un ambiance lounge et très relaxe. Une belle façon d’entrer dans le MTelus et qui me change de mes habitudes métal, punk et hardcore. La salle est déjà pratiquement comble vers les 20 h et bien avant je pense! Shirazee fait bouger la foule suffisamment pour les réchauffer pour ce qui s’en vient sans que ce soit la folie.

La Normandie débarque à Montréal!

C’est un moment très heureux pour moi, car c’est la première fois que je le vois performer! Je m’attendais à lui simplement, mais je suis agréablement surprise de constater qu’ils sont six sur scène avec autant d’acoustique que de synthétiseur.

Dès que les lumières se tamisent, la foule scande du balcon au par terre «AURÉLIEN TOUS ENSEMBLE». Ce n’est même pas commencé que le public est très bruyant! Orelsan demande s’il y a des Français dans la salle, plus du ¾ hurle, il y a du français au pied carré je vous dis. Orelsan pète la forme rien de moins, il court et saute d’un bout à l’autre de la scène pratiquement sans arrêt lorsque la chanson n’est pas tranquille.

Bien que l’ensemble de son setlist reflète plutôt le dernier album (à quelques exceptions près), cela plait énormément au public qui chante avec lui et parfois qui fait des couplets complètement seule sans qu’Orelsan dise un mot au micro. Ça reste que selon lui, nous n’avons pas les bases 😉 ceux présents comprendront!

Il prend un bon cinq à dix minutes pour présenter son groupe, mais aussi expliquer étape par étape ce que sont leurs rôles précis.

  1. Skread → Réalisateur de tous les albums, iPad et synthétiseur
  2. Manu → Drum acoustique et électronique
  3. Eddy→ Synthé, basse et guitare
  4. Bas  Clavier
  5. Adam → «Back vocal»
  6. Orelsan!

Il partage la scène avec son groupe, c’est beau de voir comme tout le monde à son petit moment de gloire, ce n’est pas l’ultime héros dans sa tête.

Il fait accroupir la foule pour les faire sauter et ça devient comme une discothèque. Je trouve aussi qu’il y a un équilibre au niveau de l’énergie de la soirée en alternant des chansons relaxes et plus du style «dance». La dernière chanson (Notes pour trop tard) avant le rappel fait verser des larmes au public, car elle parle de la vie adulte et parle un peu des attentats…

La foule ne se fait pas prier pour scander «Olé olé olé olé» et Orelsan ne fait que répondre des coulisses «Putain ça se voit que vous avez quittez la France depuis 98… Arrêter de chanter, on ne va pas revenir, on est au Cleopatra… J’ai envie de revenir, mais en même temps il y a des Sneakers glacés dans les loges.» Un bon moment de fou rire dans le Mtelus.

Il monte sur scène pour le rappel avec un chandail du Canadien brodé à son nom et il descend dans le «pit» de photo pour chanter avec ceux sur le bord de la clôture. Il termine la soirée avec La fête est finie et Basique.

Une soirée remplie de bonheur, en espérant qu’il repasse par le Québec plus rapidement cette fois. Il a un public au Québec qui est complètement séduit depuis plusieurs années déjà.

Texte: Valery Tremblay-Brunelle

Photos: Morgane Dambacher