Pallbearer @ Petit Campus, 14.09.2018

Un concert un vendredi m’était offert. Excellent! Étant fan de Pallbearer, même s’ils allaient jouer dans la semaine j’y serais allé tout de même. Ce n’était pas la première fois que la formation de Little Rock, en Arkansas, USA nous rendaient visite. Provenant du sud des États-Unis, il leur est plus facile de nous visiter, au grand plaisir de leurs fans. Leur dernier passage fût au Festival Heavy MTL où offrirent une prestation remarquée et appréciée des spectateurs présents et enthousiastes.

De sinistres Européens de passage à Montréal

La soirée débuta avec les Suédois de Tribulation. Ce qu’ils ont pu changer au gré des années! Formés en 2005, leur musique était beaucoup plus du type Deathmetal, jusqu’à une restructuration au niveau musical en 2015 avec la parution de leur troisième album: Children of the night.Dès lors ils devinrent plus rock gothique pour ce qui est du visuel et les thèmes abordés. Leur titre provenant du fameux film répertoire de Friedrich Wilhelm Murnau, NOSFERATU. De plus ils utiliseront des éléments de rock psychédélique ainsi qu’une inspiration pour les mythes et l’occulte. Donc c’est ce à quoi je m’attendais et je ne fus guère déçu.

Une forte odeur d’encens emplissait l’air du petit campus et je trouvai ça un peu désagréable. J’aime l’encens, mais avec mes allergies saisonnières, mes voies respiratoires étant déjà irritées je m’en serais passé. Le batteur arriva sur scène, stoïque, passif, immobile et une intro nous accueillit lentement. Puis arriva sur scène les autres membres et leur leader, Johannes Anderson.Comme toujours, il me rappelle Thomas Gabriel Fischer de la formation Triptykon.Alors s’entament les premières notes et la folie sombre de Tribulation put s’emparer de la salle. Le guitariste soliste Jonathan Hultén fut celui qui se démarqua le plus avec ses mouvements de danse tout en jouant. Flanqué de genre de foulards noirs défiant la gravité tout au long de ses mouvements lancinants, il sut nous divertir et nous en mettre plein la vue et l’ouïe. Les vocaux de Anderson étaient durs et crus, un peu comme Lemmy Kilmister de Motörhead ou Thomas Gabriel Fischer (Triptykon). Nous avons eu droit à légèrement plus d’une heure de matériel allant de Children of the night à Down Below. Le single Nighthound fut aussi joué et je dois dire que j’aime beaucoup cette pièce. La prestation était parfaite, Tribulation sont très professionnels et leur machine roule au quart de tour.

De la mort, vint ensuite une lueur resplendissante

Après peut-être une pause de trente minutes environ, les Américains de l’Arkansas, PALLBEARER, vinrent faire trembler les planches du campus. Et je pèse mes mots!!! Les ayant vus plusieurs fois en concert, je n’ai jamais eu droit à autant de puissance au niveau des décibels ainsi qu’au niveau du jeu de leur instrument. Il faut dire que nous étions les premiers choyés de la liste des villes à les voir en tournée avec Tribulation. Les gars étaient en forme, ils avaient de l’énergie à revendre. J’ai pu renouer avec quelques membres et relater nos anecdotes de leur venue à l’Anti à Québec l’an dernier. Pallbearer fait du Doom Metal avec références progressives et des chants «clean». Leur doom est mélancolique, mais on peut toujours discerner une lueur au loin, il y a de l’espoir. Ils nous offrirent des titres à succès comme «I saw the end» de leur album Heartless, dernier rejeton paru en 2017 sous étiquette Nuclear blast. Nous avons aussi pu nous prévaloir du titre «Foundations» joué pour la dernière fois ici, voilà trois ans déjà. Sinon, ce fut sensiblement les pièces habituelles «Watcher in the dark» ou bien «Thorns», etc.

Me remettant tranquillement de toutes ces émotions je put discuter avec mes amis de Trois-Rivières (qui a dit que le métal n’était pas rassembleur?) et faire un coucou à la photographe de la soirée Mélany, à ma tatoueuse adorée et son amie qui me donna un calin gratuit, sans raison, juste pour faire du bien et finir cette soirée en beauté et avec le sourire aux lèvres.

Texte: Martin Desbois

Photos: Mélany Champagne