Passenger @ le Métropolis, 14.03.2017

Alors que la tempête de l’année s’abattait sur le Québec mardi soir, Passenger est venu mettre un peu de soleil et de bonne humeur dans nos cœurs. Il n’aura jamais fait aussi chaud un mois de mars.

Peu importe la saison, il fait toujours bon vivre au Métropolis et ce soir-là n’a pas fait exception à la règle. Passenger, c’est à l’origine un groupe tout droit venu des contrées britanniques, emmené par Michael David Rosenberg. Le groupe se sépare, mais le nom reste, ainsi que le talent. Et malgré le froid sibérien qui sévit à l’extérieur, l’ambiance dans la salle est chaleureuse, intimiste, avec une petite pointe de magie.

Depuis 2009, l’auteur-compositeur-interprète folk navigue en solo et enchaîne les albums, doucement, mais sûrement; le dernier datant de 2016. Histoire de rester fidèle à lui-même, Rosenberg arrive sur une scène éclairée de quelques lumières avec ses musiciens, dans la plus grande simplicité, prêt à nous envelopper de sa voix si singulière. Afin de contenter le public, le chanteur pioche çà et là des titres dans sa discographie. Rien de torturé ni de trop surprenant musicalement parlant, mais un timbre de voix à vous faire avoir des frissons à n’en plus finir.

Somebody’s Love, If You Go ou encore Beautiful Birds, extraits de son dernier album Young as the Morning Old as the Sea se mélangent à d’anciens titres tels que 27 mais aussi à des reprises très réussies; Sound of Silence de Simon & Garfunkel et Ain’t No Sunshine de Bill Withers. Un vrai touche-à-tout ce Rosenberg. Interprète de talent, mais aussi bavard dans l’âme, il aura pris un grand plaisir à partager avec son public de nombreuses anecdotes. Comment ne pas tomber sous le charme devant tant de générosité et d’humilité? Tantôt sentimental, tantôt plus «fougueux», c’est néanmoins avec passion qu’il interprète chacun de ses titres et la foule devient extatique lorsque les douces notes de Let Her Go se font entendre… chaque mot est repris à l’unisson par le public qui laissera le chanteur sans voix à la fin de la chanson… «Incredible», lancera-t-il alors. Scare Away The Dark donne un regain d’énergie juste avant le rappel, l’occasion pour Rosenberg de mettre le public à contribution une fois de plus, histoire de terminer la soirée en beauté.

La performance de Passenger, c’était comme un long soir d’hiver, où l’on se retrouve entre amis autour d’un bon feu de cheminée. C’était ce sentiment de bien-être et de plénitude, les douces mélodies en plus.

Texte: Marine Lardennois

Photos: Helene Dickey