Silversun Pickups @ MTELUS, 11.11.2017

Malgré les températures peu clémentes de ces derniers jours, la «sunny coast» nous a apportés un peu de chaleur hier soir au MTELUS. Retour sur deux interprétations tout en force, Minus The Bear et Silversun Pickups au menu.

Un ours plutôt bien léché

Ne dit-on pas «west coast best coast»? On a encore une fois pu se rendre compte des petites pépites qui fleurissent sur la côte ouest-américaine. Originaire de Seattle, Minus The Bear n’en est pas à son coup d’essai; né en 2001, le groupe traîne derrière lui plusieurs excellents albums et a déjà fait la première partie de Soundgarden. A-t-on besoin d’en dire plus?
Avec un opus fraîchement sorti cette année Voids, nul doute que le groupe était là pour présenter un florilège de leurs derniers titres, Last Kiss, Give & Take ou encore Invisible.
Plusieurs anciens morceaux placés çà et là The Fix, Knights notamment, Minus The Bear termine sur le délicieux Pachuca Sunrise. Un set de 45 minutes sans fautes qui prouve que les meilleurs groupes ne sont pas forcément les plus connus.

Entrée en matière

«Silversun Pickups» placardé en lettres noires sur fond blanc, le groupe arrive sur scène dès les premières notes de Nightlight. Mention spéciale à la bassiste qui, plongée dans une superbe robe rouge, ressemble à une délicate poupée de porcelaine à la chevelure flamboyante. On est déjà hypnotisés.
C’est à gros coups de guitares et surtout avec sa voix si singulière, presque androgyne, que Brian (le chanteur, ndlr) prend un malin plaisir à marteler chaque mot des trois premiers titres qu’il enchaîne sans aucun temps mort.

Montréal la magnifique

Après The Royal We, il est temps de faire les présentations. Montréal possède cette aura à laquelle personne ne semble pouvoir résister. «Montréal is one of the best city in the world and Osheaga is the best festival ever», dixit Brian. On vous l’avait dit. Malgré un bras cassé et une grippe qui a terrassé le chanteur récemment, celui-ci explique que le groupe n’aurait manqué le show de Montréal pour rien au monde. Elle est là la chaleur de la Californie, dans nos cœurs. Les festivités reprennent de plus belle avec Circadian Rhythm (Last Dance), la voix timide et fragile de Nikki en arrière-plan. Malgré quelques temps morts entre chaque morceau, la voix post-adolescente de Brian reprend du service sur Tapedeck, Latchkey Kids ou encore Friendly Fires.

Faux imposteur

Avec une ligne de basse très présente et des sonorités à s’y méprendre avec celles de Billy Corgan (Smashing Pumpkins), Panic Switch fait soulever le public. « I’m waiting and fading and floating away » repris en chœur par le public alors que Nikki fait glisser ses doigts sur sa basse pendant de longues minutes. Un tonnerre d’applaudissements plus que mérité. Une foule enfin réveillée et qui continue sa montée en puissance sur Lazy Eye.
Des riffs de guitare agressifs, puissants, qui amènent Brian à tirer de plus en plus dans les aigus, comme une lente montée vers l’orgasme (musical, on s’entend).
Dommage que le rappel n’ait pas été aussi énergique. Le groupe termine la soirée sur Cannibal, Dots and Dashes (Enough Already) et Kissing Families.

«This was one of my favorite show in my whole life». Montréal, on ne sait pas ce que tu fais aux artistes qui viennent en ville, mais surtout garde ce petit je-ne-sais-quoi, ça marche du tonnerre!

Texte: Marine Lardennois

Photos: Sébastien Jetté

Setlist – MINUS THE BEAR

Give & Take
Knights
Into the Mirror
Absinthe Party At the Fly Honey Warehouse
The Fix
Diamond Lightning
My Time
Last Kiss
Invisible
Pachuca Sunrise

 

Setlist – SILVERSUN PICKUPS

Nightlight
Well Thought Out Twinkles
The Royal We
Circadian Rhythm (Last Dance)
The Pit
Tapedeck
Little Lover’s So Polite
Friendly Fires
Latchkey Kids
Panic Switch
Ragamuffin
Lazy Eye

Rappel
Cannibal
Dots and Dashes (Enough Already)
Kissing Families