Streetlight Manifesto @ le Métropolis, 12.08.2017

Un spectacle de Streetlight Manifesto est toujours une invitation à un gros party qui promet d’être intense et festif à souhait. Même s’ils viennent régulièrement nous rendre visite, beaucoup de monde répond encore une fois à l’appel. L’excitation est palpable dans la salle. Quand Jump de Van Halen se fait entendre dans les speakers, on sait que c’est sur le point de commencer. SI ça bouge déjà pendant qu’ils nous jouent l’intro Ants Go Marching In, c’est l’explosion totale aussitôt qu’ils entament Watch It Crash. SI certains fans de métal peuvent croire que le thrash atteint son comble pendant les spectacles de métal extrême, c’est qu’ils n’ont jamais vu de show de punk ska ou de punk celtique. Le parterre jusqu’à la console devient une marée humaine qui «slam» et qui saute au son des accords de guitare et des rythmes des instruments à vent. C’est tellement intense que plein de petits groupes de spectateurs vont former de petites pistes de danse partout dans la salle jusqu’au bar dans le fond et au deuxième étage. Juste à voir le nombre de personnes qui font du «Body Surfing» on devine que la sécurité dans l’avant-scène est complètement débordée. Imaginé quand ils vont voir un fan en fauteuil roulant surfer vers eux sur le dessus de la foule! Oui, c’est ça un spectacle de Streetligth.

Le party se passe aussi sur la scène. Il est sûr que les sept musiciens n’ont pas tant de place pour se déplacer comme des fous, mais le guitariste et les quatre cuivres sont particulièrement enjoués et son complice de la foule. Le leader et chanteur Tomas Kalnoky est le seul qui va arpenter le stage de gauche à droite. Pour notre grand plaisir, ce dernier parle un peu français et il nous le démontre à plusieurs reprises comme quand il rebaptise Forty Days «quarante jours et quarante nuits». Mal éclairé et caché derrière leurs collègues, il est dommage de ne pas bien voir la section rythmique, car le bassiste et le batteur ne sont vraiment pas en reste et sont à mon humble avis les deux plus impressionnants musiciens du band.

Si c’est l’album Somewhere In The Between qui a la part du lion avec 50 % du setlist, un des moments charnière de la soirée est sans contredit le duo A Moment Of Silence et A Moment Of Violence de leur premier album Everything Goes Numb qui sont depuis toujours des préférés du public. Je suis sûr qu’il y a eu un mini tremblement de terre au centre-ville à ce moment-là. Le bassiste Pete McCullough a son petit moment de gloire pendant l’intro de A Better Place, A Better Time.

Quand ils nous laissent une première fois après Here’s to life, il est clair que la foule en veut encore. Sachant que c’est bientôt la fin, cette dernière va tout donner sur The Tree Of Us et Somewhere In The Between. C’est beau à voir et cela prouve sans aucun doute qu’un show de Streetlight Manifesto est la place à être quand l’on veut une soirée des plus endiablés et des plus énergiques. Au plaisir d’être encore de la partie la prochaine fois.

Texte: Sébastien Léonard

Photos: Helene Dickey

Liste des chansons:

Intro: Ants Go Marching In

Watch It Crash

We Will Fall Together

The Receiving End of it All

Down, Down, Down to Mephisto’s Cafe

One Foot on the Gas, One Foot in the Grave

Forty Days

What a Wicked Gang Are We

Would You Be Impressed?

The Blonde Lead the Blind

A Moment of Silence

A Moment of Violence

A Better Place, A Better Time (with extended bass intro)

With Any Sort of Certainty

Intro: This is a Call to Arms (Bandits of the Acoustic Revolution cover)

Here’s to Life

 

Encore:

The Three of Us

Somewhere in the Between