GrimSkunk @ Café Campus, 30.03.2017

Mais quelle bonne idée que de réunir Grim Skunk et Capitaine Révolte sur la même scène, au Café Campus de Montréal. Les gens provenant de l’extérieur de Montréal comme moi ont fait la route jeudi soir dernier en admirant le beau Soleil qui se fait rare avec cet hiver qui n’en finit plus. Je peux vous dire que le Soleil nous a suivis jusqu’à l’intérieur! C’est dans un Café Campus bondé que Capitaine Révolte, qui était en première partie de Grim Skunk, a fait danser tout le monde.

Ce groupe originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu est actif depuis 1999. Leur genre musical qui mélange rock ska punk et pop rend leur musique très festive et est instantanément appréciée par tous, selon moi. Les Capitaines ont à leurs actifs deux albums et un EP sortis respectivement en 2001-2003 et 2015. Mon album favori est Danse Sociale qui comprend la chanson très connue: J’ai oublié, qui a beaucoup tournée à la radio en 2003.
Le groupe qui s’était séparé en 2005 jusqu’à leur réunion au Montebello Rockfest en 2013 a sorti un EP en 2015, ce qui annonce leur réunion officielle ainsi que le futur album! Très bonne nouvelle pour les fans qui aiment les groupes québécois qui composent des chansons en français!

Les 5 membres semblaient en grande forme et contents de performer devant une foule qui dansait et connaissait leurs compositions. On pouvait remarquer la chimie qui opère entre les membres du groupe avec les regards qu’ils se lançaient et leur manière d’apprécier les solos des autres. Le violon est un instrument qui est rarement utilisé dans les groupes de musique à style ska punk. Pour Capitaine Révolte, il vient ajouter une touche originale au groupe, ce qui le rend encore plus différent des autres formations québécoises avec des textes et des paroles ayant une portée sociale. La casquette de capitaine va très bien au chanteur et guitariste Fred Gagné. On devine son leadership par la façon qu’il a de diriger le show et d’être fier de ses acolytes et de son band.

On ne peut que leur souhaiter du succès avec leur nouvel album ayant pour titre: Fil d’arrivée. Grim Skunk a fait entendre ses premières notes vers 21 h 30. Beaucoup d’anciens et loyaux fans étaient présents, si on se fie au nombre de personnes qui portaient des vêtements à l’effigie du groupe. Tous sont devenus très attentifs et captivés dès le début du concert et avec raison: ce groupe actif depuis 1988 est devenu depuis longtemps symbole de réussite et d’inspiration pour plusieurs. Créateurs d’Indica Records en 1997, les Grims ont fait une différence pour la musique québécoise avec leur motivation et leur volonté de faire passer les artistes avant tout, utilisant la méthode «Do it yourself», qui les aura menées loin.

Avec 9 albums plus originaux les uns que les autres, leur répertoire musical compte maintenant plusieurs dizaines de chansons. Étant la responsabilité de Franz Schuller, le guitariste et chanteur, de choisir les chansons qui seront jouées, les 23 qu’il a choisis ont plu à tout le monde. Tirées d’albums différents, certaines étaient très populaires et d’autres plus instrumentales et undergrounds pour les vrais connaisseurs. Pour avoir assisté moi-même à des dizaines de concerts de Grim Skunk, je peux vous dire qu’ils étaient en feu! Tout comme le samedi précédent lors de leur passage à La Sainte Paix de Drummondville, malgré l’absence de Peter Edwards.

Le guitariste a été blessé à l’œil après un spectacle donné à Québec le 23 mars. Martin Dupuis de Groovy Aardvark l’a remplacé pour le concert de Drummondville et Peter était de retour pour le spectacle du Café Campus, semblant complètement remis de sa blessure, fiou!

Nous avons eu droit à la visite d’invités spéciaux pendant le show, soit Shantal Arroyo; chanteuse d’Overbass et de Colectivo ainsi que d’un vieil ami de Grimskunk; Uncle Costa. Nous avons été chanceux d’entendre les chansons: Ya Basta, P.C.P. et Perestroïska telles qu’elles sont enregistrées sur les albums sur lesquels ces deux artistes ont collaboré. Il est si agréable d’assister à ce moment de retrouvailles avec leurs vieux amis le temps de quelques tounes.
Plusieurs faisaient du «bodysurf» et se sont épuisés dans le «trash» qui a été constant tout le long du spectacle alors que d’autres observaient le show très concentré sur la performance du groupe. Par moment, une odeur de «skunk» se faisait sentir, les Labatt 50 s’additionnaient sur le bord du stage: la foule trippait vraiment.

Terminant leur rappel de 4 chansons avec «Mange d’la marde», chacun et chacune a vu son spectacle se terminer en beauté. D’autant plus que les intéressés pouvaient discuter avec les membres du groupe avant la fin de la soirée. C’est une chose qui est vraiment cool de la part des membres de Grim Skunk: ils sont accessibles et disponibles après leurs spectacles.

Quelques possibilités de shows encore à venir si vous les avez manqués jusqu’à maintenant, tout comme Capitaine Révolte.

Les dates sont disponibles sur leurs pages Facebook ou encore sur leurs sites internet respectifs:

https://www.facebook.com/grimskunkmusic/?fref=ts
https://www.facebook.com/IndicaRecords/?fref=ts
www.facebook.com/CapitaineRevolte/

Texte: Josée Marcoux

Photos: Martine Labonté