The Front Bottoms @ Théâtre Corona, 09.06.2018

Il s’en est passé du temps avant que les fans du groupe New-Jersiais The Front Bottoms puissent revoir leur groupe favori. Effectivement, la dernière fois ou ils ont fait vibrer Montréal remontait à 2015. C’est donc avec un enthousiasme certain que la foule les a accueillis.

Hobo Johnson and the LoveMakers

La soirée commence avec le groupe californien Hobo Johnson and the LoveMakers. On remarque rapidement le caractère décontracté du band par leurs vêtements, le chanteur sans chaussure, et deux autres membres en boxers. La nervosité palpable du chanteur avec sa jambe tremblotante est rapidement oubliée dès qu’il commence à rapper ses paroles. La foule déjà entassée était seulement heureuse de les voir déborder de joie.

Le band connecte facilement avec la foule. Il parle aux fans d’histoires diverses ainsi que du fait qu’il se considère chanceux d’être en tournée avec le groupe principal. Tout ça parait dans leurs visages; le sourire du chanteur ne s’est jamais effacé lors de leur set. Il arrête de chanter pour que la foule puisse continuer la chanson pour lui. Vraiment, le band a donné une performance qui n’a pas déçu ses adeptes.

The Front Bottoms

La soirée s’enchaîne avec le groupe principal, The Front Bottoms, qui commence son set avec ses plus vieilles chansons. La foule ne se gêne pas pour crier les paroles (ce sera d’ailleurs le cas du début à la fin). L’odeur de bière et d’autres substances à-être-légalisées remplissent la salle, l’air est chaud du fait des nombreux spectateurs présents, mais ça ne dérange en rien l’extase dans laquelle se trouve chacun.

Sur la scène, il y a des tapis, un sofa, des lampes et des lumières style «sapin de Noël» accrochées un peu partout et les musiciens prennent rapidement leurs aises; lorsque certains membres ne jouent pas une chanson, ils restent assis, bière à la main et regardent les autres jouer. L’attitude décontractée du band crée une ambiance «relaxe» au plaisir des spectateurs.

À mi-chemin de leur spectacle, on fait descendre un rideau blanc et on dicte des instructions de relaxation pendant qu’on change les décors, seulement pour que le groupe revienne en force avec des chansons plus récentes. La foule s’emballe et les «crowdsurfers» s’élancent.

La foule en redemande plus lorsque leur prestation se termine. «Parlez de nous à tous vos amis», dit Brian Uychich, le chanteur du groupe. Eh bien c’est exactement ce que je ferai.

Texte et phots: Marie-Emmanuelle Laurin