ZAZ @ Centre Bell, 29.04.2017

Zaz, une source d’énergie positive

 Zaz, une des seules artistes de la francophonie à attirer un public en assez grand nombre pour prendre d’assaut la scène du Centre Bell.  Énergétique, souriante, vraie, l’artiste française a entrainé ses fans dans son univers. Samedi dernier, elle jouait devant une salle d’environ 8000 personnes de tous les âges.

Elle est la première à entrer en scène, débordante d’énergie, en sautillant et le sourire aux lèvres.  Elle débute le spectacle par une intro instrumentale, son instrument: un thérémine, cet instrument magnétique rarement utilisé dans les spectacles pop, il a été aperçu dans le film Les aimants d’Yves Pelletier il y a déjà plusieurs années.

Dès qu’elle s’adresse à la salle, elle lance «comme je suis contente d’être ici», personne ne peut en douter, son sourire et sa gestuelle le confirment. Elle interpréta plusieurs chansons de son album Zaz lancé en 2010, de Paris et encore Paris et bien sûr de Recto-verso son plus récent album.

 Le choix des chansons est assez hétéroclite passant de La fée à Comme ci comme ça et ensuite Paris sera toujours Paris au son année 30, suivra son magnifique succès: Si Jamais J’oublie. La salle ne pourra résister en chantera en cœur avec la chanteuse. Sa voix rauque à une couleur particulière qui la démarque des autres chanteuses.  Son énergie est sans fin, elle sautille, tournois, danse, et ce, toujours avec le sourire.

On peut qu’aimer son interprétation de la chanson en Espagnole, La Hystoria, chanson qu’elle a rapportée de voyage, selon son propre aveu.  Elle raconte que son ascension du Mont-Blanc avec deux musiciens dans le but d’aller enregistrer la chanson Je veux, lui a inspiré la chanson La lessive. Les chansons aux rythmes joyeux Les passants, La Parisienne, Laissez-moi pendant cette dernière elle encourage la salle à laisser leurs 20 ans, 30 ans… 50 ans de frustrations sortir en se laissant aller en chantant, criant, hurlant ahah.

Elle s’attaque avec succès aux covers: Dans ma rue D’Édith Piaf, Tous les cris, les SOS, chanson popularisée au Québec par Marie-Denise Pelletier (originalement écrite, composée et interprétée par Marc Balavoine), Petite Marie de Francis Cabrel.  Les fans sont maintenant près pour son grand succès Je veux, dès les premières notes le Centre Bell chante en cœur. La légende des colibris et Éblouie par la nuit viennent clore la partie régulière du spectacle.

Au premier rappel l’invitée surprise Lisa Leblanc banjo en main, vient rejoindre Zaz pour l’interprétation de J’Pas un cowboy. Zaz en saute de joie d’accueillir Lisa pendant son spectacle. Pour la deuxième année de suite Zaz célèbrera son anniversaire de naissance le 1 mai au Québec, l’année dernière lors de son séjour elle en a profité pour écouter de la musique québécoise et la chanson Revivre l’a particulièrement touchée.

Après une courte sortie de scène, Zaz et ses musiciens retrouvent leurs instruments pour l’interprétation de Sous le ciel de Parie et On ira. Elle en profitera pour remercier chaudement son équipe, dont particulièrement son technicien vidéo qui quitte la tournée, dont il ne reste que quelques spectacles. Les vidéos et animations projetées sur l’écran géant en fond de scène étaient remplies de couleurs, très animées et de grande qualité, présentant entre autres des paroles de chanson dans un style karaoké, une Zaz tenant une planète, un bouton Play permettant à la chanteuse démarrer ou mettre en pause la musique. L’effet des jeux de lumière jumelés aux présentations vidéos rendait la scène très lumineuse et joyeuse à l’image de la chanteuse.

Zaz a profité de sa présence à Montréal afin de présenter les Zazimut, un Organisme venant en aide aux organismes locaux pendant la tournée.  Elle invite également, la directrice de l’organisme Les Premiers pas Québec à présenter leur service, ceux-ci offre de l’aide à domicile aux parents d’enfants d’âge préscolaire. De plus, les recettes tirées de la vente de marchandise seront remises à l’organisme.

Pépé et sa guitare assurait la première partie.

Texte: Annie Rochefort

Photos: Michel Areseneault